Prise en compte de la biodiversité dans les espaces verts

Accompagner une gestion des espaces verts plus favorable au vivant

Le CPIE des Monts du Pilat accompagne les collectivités et les structures qui souhaitent faire évoluer la gestion de leurs espaces verts afin de mieux prendre en compte la biodiversité. L’objectif est de passer de pratiques uniformes, peu favorables au vivant, à des modes de gestion différenciés, adaptés aux usages, aux milieux et au contexte local.

Les espaces verts sont souvent gérés de la même manière, quels que soient leurs usages. Pelouses tondues à ras, massifs ornementaux standardisés, arbres systématiquement taillés, bois et feuilles mortes exportés sont autant de pratiques qui réduisent les capacités d’accueil de la flore et de la faune. Il est pourtant possible de repenser ces lieux pour redonner une place aux plantes spontanées, aux insectes, aux oiseaux et à la petite faune, tout en conservant des espaces accessibles aux habitants

Comprendre les enjeux écologiques des espaces verts

Avant de modifier les pratiques, le CPIE propose un travail de diagnostic. Il s’agit d’observer la structure des espaces verts, leurs usages, la présence de milieux plus ou moins favorables au vivant, les continuités possibles avec les milieux voisins, mais aussi les contraintes techniques et les attentes des usagers. Cette étape permet de distinguer les secteurs où une évolution de la gestion est possible à court terme de ceux où des changements plus progressifs sont nécessaires. Elle contribue à faire émerger une vision partagée de ce que l’on souhaite pour ces espaces.

Co-construire un plan d’action adapté au territoire

Avant de modifier les pratiques, le CPIE propose un travail de diagnostic. Il s’agit d’observer la structure des espaces verts, leurs usages, la présence de milieux plus ou moins favorables au vivant, les continuités possibles avec les milieux voisins, mais aussi les contraintes techniques et les attentes des usagers. Cette étape permet de distinguer les secteurs où une évolution de la gestion est possible à court terme de ceux où des changements plus progressifs sont nécessaires. Elle contribue à faire émerger une vision partagée de ce que l’on souhaite pour ces espaces.

Apporter un appui technique à la mise en oeuvre

Au-delà du diagnostic et de la réflexion collective, le CPIE apporte un appui technique aux collectivités et aux entreprises qui le souhaitent. Cet appui peut concerner le choix des essences végétales lors de plantations, la définition de secteurs à fauche tardive, la gestion des zones de bois mort, la prise en compte de la pollution lumineuse lors de la rénovation de l’éclairage public ou encore la conception d’aménagements favorables à la biodiversité, comme des murets, des haies sèches, des spirales aromatiques ou des mares. L’objectif est de proposer des solutions cohérentes avec le contexte écologique et les capacités de gestion des équipes sur le terrain.

Renforcer la connaissance de la biodiversité locale

Dans certains projets, le CPIE propose de compléter le diagnostic par des inventaires faunistiques et floristiques ciblés. Il peut s’agir de définir des groupes d’espèces à suivre, de documenter la présence de certains taxons, de repérer des secteurs à enjeux particuliers. Cette connaissance permet de mesurer plus précisément les effets des changements de gestion, de suivre l’évolution des milieux et d’ajuster les pratiques en conséquence. Elle contribue aussi à une meilleure appropriation des enjeux par les élus, les équipes techniques et les habitants, qui peuvent s’appuyer sur des observations concrètes plutôt que sur des impressions générales.

Impliquer les habitants et les usagers

La prise en compte de la biodiversité dans les espaces verts ne se joue pas uniquement entre techniciens et élus. Le CPIE propose des actions de sensibilisation et de communication à destination des habitants et des usagers : réunions publiques, visites de terrain, ateliers de découverte, interventions auprès des enfants et des adultes. Ces temps permettent d’expliquer les changements de gestion, de montrer les effets concrets sur la faune et la flore, de répondre aux questions et de prévenir les incompréhensions. Ils contribuent à faire accepter des espaces moins “propres” au sens habituel du terme, mais plus vivants et plus intéressants du point de vue écologique.

Des exemples concrets sur le territoire

Plusieurs communes ont déjà engagé cette démarche avec l’appui du CPIE. À Pélussin, un travail mené sur plusieurs années a permis de co-construire et de décliner un plan d’actions pour la nature en ville, en intégrant progressivement la biodiversité dans la gestion des espaces verts. À Maclas, le conseil municipal des enfants a été accompagné pour créer un espace vert dédié à la biodiversité, ce qui a permis de sensibiliser les plus jeunes aux enjeux écologiques tout en transformant un lieu concret du village. Ces exemples montrent que la prise en compte de la biodiversité dans les espaces verts peut s’inscrire dans des dynamiques locales variées, en s’adressant aussi bien aux adultes qu’aux enfants.

S’appuyer sur un réseau de partenaires

Lorsque cela est utile, le CPIE peut appuyer les collectivités dans la recherche de partenaires techniques et financiers. Cette mise en relation permet de sécuriser certains projets, de bénéficier d’expertises complémentaires ou de s’inscrire dans des dispositifs plus larges liés à la renaturation, à la nature en ville ou à la lutte contre les changements climatiques. Les espaces verts deviennent alors des supports concrets de politiques publiques en faveur du vivant, de l’eau et de l’adaptation climatique.

Contact

Lisa TRINQUIER
Tél. : 04.51.26.17.58 ou 06.17.47.07.79

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